Bannières cookies : le Conseil de l'UE renonce à les supprimer

On s’y attendait, mais pas forcément aussi tôt ! Un peu comme Google et le blocage des cookies tiers, on n’y a jamais vraiment cru… Le Digital Omnibus, projet qui devait faire disparaître les bannières de cookies en Europe, est déjà remis en question. Le 18 juin 2026, le Conseil de l’UE a retiré du Digital Omnibus l’article 88 ter du RGPD, la mesure phare qui prévoyait un consentement automatisé géré directement au niveau du navigateur. Concrètement, les bannières de cookies ne disparaîtront pas. Voici ce qu’il faut retenir, et ce que cela change pour les sites.

Ce que prévoyait l’article 88 ter

À l’automne 2025, la Commission européenne avait proposé de remplacer les bannières par un signal automatisé. L’idée : l’internaute exprime une fois pour toutes ses préférences au niveau de son navigateur ou de son appareil, et ce signal est ensuite transmis automatiquement aux différents sites qu’il visite. Un mécanisme proche existe déjà en Californie. Une idée intéressante dans le fond mais déconnectée de la réalité : complexe à mettre en place, en conflit direct avec la granularité du consentement que nécessite le RGPD et surtout renforçant la position monopolistique de Google qui aurait récupéré les clés du consentement. Des failles, évidentes pour les acteurs de la e-privacy, qui auront vite eu raison de cette fausse bonne idée.

Pourquoi le Conseil de l’UE a fait marche arrière

Dans sa dernière position, soumise au vote, le Conseil a purement et simplement supprimé l’article 88 ter. Selon l’association noyb, plusieurs États membres dont l’Allemagne, la France et la Pologne avaient exigé ce retrait en amont, sous la pression du lobby du marché de l’ad tech. Pour preuve, un document de lobbying de Google, révélé par noyb et relayé par Politico, agitait le risque d’un effondrement de la publicité en ligne.

Le paradoxe : des gouvernements qui réclament publiquement moins de bureaucratie se retrouvent à défendre le maintien des bannières de cookies.

Ce que ça change concrètement

Pour les sites, rien ne bouge. Les obligations actuelles restent en place :

  • Le consentement reste régi par l’article 7 du RGPD et la directive ePrivacy.
  • Le refus doit être aussi simple que l’acceptation, à visibilité égale. La CNIL et la justice européenne continuent de sanctionner les bannières trompeuses.
  • Les bannières et les CMP restent indispensables, et doivent être auditées régulièrement.

Attention toutefois : le dossier n’est pas clos. Le Digital Omnibus est encore en négociation parallèle au Conseil et au Parlement européen, qui n’a pas encore tranché sur l’article 88 ter. Un compromis devra être trouvé entre les deux institutions.

Le vrai sujet n’est pas la bannière, c’est le taux de refus

Que les bannières restent ou non, le problème de fond ne change pas : 30 à 40% des internautes refusent les cookies. Pour un éditeur, c’est autant de revenus publicitaires perdus. Pour un annonceur, c’est une audience adressable qui se réduit.

C’est exactement là que Gimii intervient. Notre pop-in solidaire s’affiche uniquement aux internautes qui ont refusé les cookies, et leur propose de consentir en échange d’un don à une association de leur choix. Résultat : jusqu’à 30% de consentement récupéré en quelques mois, des revenus publicitaires en hausse, des dons pour les associations, et 60% de défiscalisation pour l’entreprise. Compatible avec One Trust, Didomi, Axeptio, Cookiebot, CommandersAct et les autres.

Tant que la bannière reste le point de passage du consentement, transformer un refus en oui utile reste la meilleure réponse.
Et c’est précisément ce que fait Gimii.


Sources : noyb | Leto | Osborne Clarke | Taylor Wessing


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